Déficit Neurologique

Lors de la blessure ou de la compression d’une structure neurologique, un Déficit Neurologique peut survenir. Dans ce cas, une partie ou la totalité de la fonction neurologique assurée par le nerf concerné sera absente.

Il peut s’agir d’un déficit sensitif où, dans la zone d’innervation de la peau assurée par le nerf concerné, la sensibilité est altérée. S’il existe une sensation de fourmillements et une altération de la sensibilité sans pour autant que celle-ci soit perdue, nous parlons de paresthésie. Si la sensibilité est partiellement perdue, nous parlons d’hyposensibilité, tandis que si au niveau de la zone d’innervation aucune sensibilité n’est plus présente, il s’agit de l’anesthésie ou de déficit sensitif complet.

Au niveau de la force musculaire, un Déficit Neurologique peut aller selon l’importance de la lésion qui le provoque de simple petite faiblesse et fatigabilité, jusqu’à une perte totale de la mobilité assurée par les structures neurologiques. La perte de mobilité ainsi provoquée est appelée parésie.

La perte de sensibilité et de motricité peut aussi se produire au niveau des sphincters périnéaux permettant le contrôle de la selle et des urines. Une perte de la sensibilité et de la motricité dans cette zone peut produire un Déficit Neurologique appelé syndrome de la queue de cheval faisant référence aux radicelles – des filets nerveux lombaires – qui assurent son innervation.

Un Déficit Neurologique peut se produire due à la compression des éléments neurologiques, soit car la compression est trop forte, permettant une lésion de ces éléments neurologiques, soit car elle est présente depuis longtemps altérant peu à peu leurs structures. En cas de perte de sensibilité et de motricité importante, si une compression existe, elle doit être levée si nécessaire chirurgicalement pour donner le maximum de chances de récupération. Si cette compression a altéré les éléments neurologiques, bien entendu, cette récupération peut être absente ou incomplète. Si l’inflammation des éléments neurologiques ou leur environnement peut être diminuée par du traitement médical approprié, seul la chirurgie est capable d’augmenter l’espace nécessaire par des techniques de décompression adaptée.