Mobilité et Mécanique

Deux vertèbres sont reliées par trois articulations : l’une est le disque intervertébral en avant qui par ses mouvements élastiques permet la mobilité entre deux vertèbres, et deux articulations postérieures assurent également la jonction. Ainsi chaque déplacement entre deux vertèbres nécessite le mouvement simultané dans trois articulations. Ces trois articulations doivent pouvoir bouger ensemble.

32-1-1

La forme des articulaires postérieures permet une grande mobilité. La zone thoracique a une mobilité plus restreinte à cause de la présence de la cage thoracique car les côtes et le sternum formant la cage thoracique vont en grande partie limiter la mobilité. Au niveau du sacrum, les vertèbres fusionnées vont s’articuler au niveau de l’articulation sacro-iliaque avec le bassin.

La jonction entre le sacrum relié au bassin et le rachis lombaire est la charnière lombo-sacrée où il existe une grande contrainte sur les articulations lombaires car la mobilité doit se faire entre une zone rigide et mobile. Pour diminuer les contraintes, la jonction lombo-sacrée est protégée par des puissants ligaments pour limiter sa mobilité et permettre une transition plus harmonieuse des contraintes. Ainsi, ce sont les deux dernières articulations intervertébrales au niveau de L4 L5 et L5 S1 qui seront les plus sollicités et qui sont des sièges fréquents des lésions dégénératives.

Selon le même principe, le rachis thoracique plus rigide et le rachis lombaire mobile forment la charnière thoraco-lombaire. Cette zone est également vulnérable du point de vue mécanique et c’est une zone fréquente des traumatismes thoraco-lombaire.

32-1-2

L’ensemble du rachis lombaire permet une mobilité considérable qui n’est toutefois pas utilisée de manière systématique lors des activités habituelles. La mobilité lombaire est le résultat de la mobilité de chaque articulation entre les dernières vertèbres thoraciques et la première vertèbre sacrée, elle est assurée par l’ensemble des articulations intervertébrales. La suppression de la mobilité entre deux vertèbres va donc diminuer quelque peu la mobilité de l’ensemble du rachis lombaire mais de manière générale la suppression de un ou deux segments mobiles n’a pas beaucoup de conséquences sur la mobilité globale.

Toutefois, si nous supprimons la mobilité entre deux vertèbres, les mouvements qui y ont été présents devraient être assurés par des étages voisins restant encore mobile. Ainsi, ces zones seront sollicités de manière plus importante et peuvent plus facilement s’altérer sous ces contraintes plus élevées.