Réeducation Postopératoire

La rééducation post opératoire représente un outil important dans la prise en charge thérapeutique des patients. Son rôle est de permettre d’aider les patients dans leurs adaptations post opératoires en contrôlant leurs mouvements, leurs déplacements en leurs apprenant les gestes à adopter.

Un renforcement musculaire, généralement par des exercices isométriques, peut être proposé dès le début. Il s’agit des exercices qui sont pratiquées par le patient de telle manière qu’il contracte différents groupes musculaires sans pour autant qu’il exécute des mouvements au niveau des articulations. Ce type de contracture renforce la musculature sans pour autant mettre en danger le résultat de l’opération par les mouvements exécutés.

Lors de la période de cicatrisation et de consolidation, les mouvements pratiqués lors des exercices de rééducation doivent être limités. La position assise représente une pression plus importante au niveau du disque intervertébral qu’en position debout, en cas de discectomie, elle peut augmenter le risque pour développer des récidives de hernie discale. Ainsi, cette position doit être contrôlée et éventuellement limitée. En cas de décompression chirurgicale, les structures osseuses sont partiellement affaiblies. Ainsi, durant la période d’adaptation des vertèbres qui renforcent progressivement leurs différentes zones après l’opération, les mouvements rotatoires ainsi que des mouvements particulièrement contraignants doivent être évités sous peine de risquer une fissure ou une fracture au niveau des structures osseuses vulnérables. En cas d’arthrodèse, de stabilisation plus ou moins longue, des mouvements contraignants doivent être limités, voire évités. De plus, le port d’un corset peut être également mis en place pour protéger l’ostéosynthèse. Tant que la consolidation osseuse n’est pas obtenue, la stabilité de ces vertèbres est assurée uniquement par la présence de l’ostéosynthèse. Or, cette ostéosynthèse ne peut être efficace que si les contraintes lors des différents mouvements dépassent sa résistance, ce qui peut survenir entre la surface osseuse et les vis, voire au niveau des implants. Durant cette période, la rééducation doit être adaptée à ces besoins mécaniques.

Une véritable rééducation de renforcement musculaire ne sera donc envisageable qu’une fois la période de cicatrisation discale, l’adaptation osseuse ou la consolidation osseuse en cas d’arthrodèse sont obtenues. Débuter de tels programmes plus précocement met en danger le résultat de l’opération et doit être formellement interdit.

Dans certaines opérations, telles que la reconstruction discale en utilisant des disques artificiels, la mobilité doit être recherchée et entretenue de la même manière que ce qui est pratiquée en cas de prothèse de hanche ou de prothèse de genou.